vendredi 4 septembre 2026

Ouverture Fonds Bustamante, Arles, 2026

 

Fonds Bustamante

27, rue de Chartrouse, Arles

Ouverture et exposition En miroirs

Du 9 juillet au 30 octobre 2026

 

 

Fonds Bustamante, vue générale, Arles 2026

 

 

                              Chassé-croisé de talents

 

 

L’ouverture du Fonds Bustamante, enrichit une fois encore le panorama artistique arlésien. Il se situe dans l’ancienne église Sainte-Croix, entièrement rénovée sur trois niveaux par l’architecte et designer Charles Zana, dans le quartier de la Roquette, lui aussi en pleine transformation depuis quelques années. La façade est ornée d’une frise conçue par l’artiste, composée de carreaux de lave émaillée. Les nuances de jaune ont été élaborées en hommage à la palette de Van Gogh, évidemment. Jean-Marc Bustamante est un artiste français, né en 1952, connu au niveau international. Il commence à œuvrer dans le domaine de la photographie avant de s’engager dans une recherche plus éclectique, questionnant les relations entre réalité et représentation. Cette approche, souvent conceptuelle, l’a conduit à collaborer étroitement avec l'artiste Bernard Bazile, de 1983 à 1987, sous le nom de BazileBustamante.

 

Jean-Marc Bustante, Solone, 2013, Arles 2026

Si le Fonds rassemble des archives et des documents concernant l’artiste, il semblait plus que judicieux d’ouvrir le lieu à d’autres créateurs, issus de générations différentes et œuvrant dans des pratiques similaires ou divergentes ; non pas dans un esprit de confrontation (quoique), mais plutôt de dialogue, ou plutôt de réflexion. D’où le titre de la monstration inaugurale, plus énigmatique que véritablement explicite : En miroirs. Bustamante a choisi lui-même les œuvres d’artistes, certains disparus comme Jan Vercruysse, historiques comme Reinhard Mucha, Thomas Schütte, d’autres plus jeunes comme Shervin/e Sheikh Rezaei. Cristina Iglesias a réalisé une sculpture monumentale en aluminium moulé et verre coloré intitulée Entwined XI. La thématique du miroir ou des miroirs ainsi leur positionnement « En miroirs » convoque le regard avec les croisements possibles et ceux qui ne le sont pas. Une autre possibilité résiderait dans la symbolique de l’Inventaire de Bustamante, mais le sens demeurerait fermé, tandis que nous nous trouvons précisément dans l’ouverture. Jean-Pierre Criqui nous propose un double regard, fort intéressant, sur une œuvre de Reinhard Mucha, O.T. - Oberer Totpunkt / T.D.C. - Top Dead Center (1982) et une autre de Tatiana Trouvé, I Tempi Doppi (2014). Les œuvres dialoguent-elles en face à face : PSSST GOD (2026) de Gerhard Merz avec Dispersion (2002) de Bustamante mais aussi avec les trois personnages d’Anne-Marie Schneider (2020) ? Les formes, les couleurs, les démarches, les idées entrent en jeu, mettant subtilement en branle des « correspondances » inavouées.

 

  À suivre…

 

                                                                                                                                          Christian Skimao

  

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